Dans une atmosphère empreinte d’émotion et d’espérance, la présidente de l’association Ô Fil des Femmes (ÔFIDEF), Madame Mylène Limbio, a prononcé un discours vibrant lors de la cérémonie de remise officielle de la première chambre de chimiothérapie de l’Hôpital Général de Bangui, placée sous le haut parrainage de Sa Majesté le Dauphin Royal.
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Son allocution, à la fois touchante et historique, a résonné comme un appel à la solidarité nationale autour de la cause du cancer du sein, une maladie qui continue de faucher silencieusement des vies à travers le pays.
« Une page d’amour, d’espoir et d’engagement pour la vie »
C’est par ces mots que Mme Limbio a ouvert son discours, posant d’emblée le ton d’une cérémonie marquée par la symbolique et la compassion.
Devant les autorités sanitaires, les partenaires, les membres du personnel médical et de nombreuses femmes venues témoigner de leur reconnaissance, la présidente d’ÔFIDEF a rappelé que ce projet, jadis un simple rêve, est désormais une réalité concrète.
« Il y a quelques mois encore, ce projet n’était qu’un rêve : celui de permettre aux femmes centrafricaines atteintes de cancer de recevoir leurs traitements dans des conditions dignes, sûres et humaines, ici, chez elles, à Bangui », a-t-elle déclaré avec émotion.
Un rêve devenu réalité grâce à une chaîne de solidarité entre le secteur privé, les bienfaiteurs et les institutions médicales. Ce projet, selon elle, n’est pas seulement un aménagement hospitalier, mais un acte de foi envers la vie et une victoire du cœur sur l’indifférence.
Un geste royal, un symbole d’humanité
Dans son allocution, la présidente a tenu à saluer le rôle déterminant du Dauphin Royal et de la société Dauphin Royal, partenaire majeur de ce projet, dont la générosité a permis la réhabilitation, l’aménagement et l’équipement de la nouvelle chambre de chimiothérapie.
« Votre geste envers nos malades est royal au sens le plus noble du terme : celui du cœur », a-t-elle souligné, évoquant la noblesse d’un engagement qui transcende les titres et les frontières pour embrasser l’humanité.
Mme Limbio a rappelé que la véritable noblesse ne réside pas dans le rang social, mais dans la capacité à compatir et à agir pour autrui. En rendant hommage à la bienveillance de ses partenaires, elle a mis en lumière une Centrafrique qui se relève grâce à la solidarité et au sens du partage.
Ô Fil des Femmes : tisser le fil de la vie
Fondée sur la conviction que chaque femme mérite respect, dignité et soins de qualité, Ô Fil des Femmes s’impose aujourd’hui comme un acteur incontournable dans la lutte contre le cancer du sein et la promotion de la santé féminine en Centrafrique.
« Nous avons voulu tisser des liens — entre les malades et les soignants, entre les femmes et leurs familles, entre la douleur et l’espérance », a-t-elle affirmé.
Pour Mme Limbio, la chambre de chimiothérapie inaugurée à Bangui n’est pas une simple salle médicale, mais un sanctuaire de courage et un refuge d’espérance. C’est un lieu qui redonne confiance aux patientes, tout en symbolisant une avancée majeure vers un système de santé plus humain et plus équitable.
Dans un passage fort, elle a rendu hommage à « toutes ces femmes courageuses, nos héroïnes silencieuses, qui se battent chaque jour avec dignité », saluant le travail exemplaire du personnel médical de l’Hôpital Général et la fidélité des donateurs et sponsors qui ont cru à cette vision.
Un appel à la mobilisation nationale
Si la présidente d’ÔFIDEF a célébré une victoire, elle n’a pas manqué de rappeler que le combat est loin d’être terminé.
« Il ne s’agit pas seulement de soigner — il s’agit de sauver des vies, d’informer, de dépister et d’aimer », a-t-elle insisté, résumant ainsi la philosophie qui anime le mouvement Ô Fil des Femmes et l’esprit d’Octobre Rose.
Dans son appel à la conscience collective, Mme Limbio a invité les institutions, les entreprises et les citoyens à rejoindre cette cause, à faire du dépistage un réflexe et de la solidarité une culture nationale.
Elle a souhaité que ce geste inaugural inspire d’autres initiatives et fasse naître une Centrafrique unie autour de la santé et de la vie.
« Vive les femmes, vive la solidarité, vive la Centrafrique »
La cérémonie s’est achevée sous des applaudissements nourris, témoignant de l’émotion partagée par l’assistance.
En concluant par un triple hommage — aux femmes, à la solidarité et à la nation — Mme Mylène Limbio a donné à cette journée une portée symbolique : celle d’une renaissance.
Son discours restera sans doute gravé comme l’un des moments marquants d’Octobre Rose 2025, une date où la compassion, la détermination et l’amour du prochain se sont unis pour tisser, à Bangui, le fil de la vie.