Le 10 novembre 2025 restera dans les mémoires comme une journée où Anicet Georges Dologuélé, leader politique et président de l’URCA, a ouvertement partagé sa vision pour la République centrafricaine lors d’une conférence de presse remarquée. Avec des propos liminaires profondément personnels et politiques, il a rappelé son parcours, ses convictions et sa détermination à concourir à l’élection présidentielle, malgré les obstacles qu’il dénonce.
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Dologuélé a choisi d’introduire ses propos par un récit de ses origines, jamais évoqué auparavant dans une conférence de presse. Né à Bozoum, de parents instituteurs, il retrace l’histoire de sa famille — ses grands-parents, figures locales influentes, et ses parents, dévoués à l’éducation des jeunes centrafricains. Ce récit familial illustre son profond attachement à la Centrafrique, où il a effectué toutes ses études avant de compléter son parcours en France, puis de bâtir sa carrière dans les institutions financières de la CEMAC.
Pour lui, cette trajectoire n’est pas seulement personnelle : elle symbolise ce que la Centrafrique peut offrir à ses enfants et ce qu’il souhaite restituer à son pays. « La RCA m'a tout donné », affirme-t-il, expliquant qu’il veut désormais mettre son expérience internationale au service de la nation.
Dologuélé n’a pas caché les difficultés auxquelles il est confronté. Il rappelle ses candidatures passées à la présidentielle (2015 et 2020) et sa longue carrière parlementaire, avant de dénoncer ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice pour l’écarter de la compétition électorale.
Pour affirmer sa légitimité, il a pris une décision historique : renoncer à sa nationalité française pour ne conserver que la nationalité centrafricaine, un geste symbolique et concret de son engagement envers le peuple. Il questionne aujourd’hui les manœuvres visant à exploiter un article de loi vieux de 64 ans pour le discréditer.
L’un des fils conducteurs de cette conférence est la dénonciation d’un pouvoir qu’il juge corrompu et clientéliste. Selon Dologuélé, la priorité de certains dirigeants ne serait pas le peuple, mais la défense d’intérêts personnels et l’exploitation des ressources du pays. Il appelle à la responsabilité des institutions, des magistrats et des citoyens, et met en garde contre la banalisation de la haine et de l’injustice.
« Nous devons poser les choses clairement : la défense de la République n’est pas l’apanage d’un parti, ni d’un homme. C’est l’affaire de chaque citoyen », insiste-t-il. Son message s’adresse particulièrement aux jeunes et aux femmes, porteurs d’espoir et de changement, afin qu’ils ne se laissent pas priver de leur avenir.
Enfin, Dologuélé lance un appel au civisme et à la vigilance : combattre l’arbitraire, défendre les droits des citoyens et exiger la transparence des décisions publiques. Son discours n’est pas seulement un plaidoyer pour sa propre candidature, mais un cri pour la dignité nationale et la souveraineté du peuple centrafricain.
« La République ne peut être réduite à la volonté d’un seul. La souveraineté appartient au peuple et c’est au peuple qu’il revient de la reprendre lorsque des officines de pouvoir en détournent l’essence », conclut-il, appelant chacun à choisir de quel côté de l’histoire il se tiendra.
Cette conférence de Dologuélé du 10 novembre 2025 est autant un rappel de son parcours personnel qu’un manifeste politique. À travers ses mots, il place l’avenir de la Centrafrique au centre de ses ambitions, tout en dénonçant ce qu’il perçoit comme des injustices et des atteintes à la souveraineté nationale. Un discours qui mêle mémoire, engagement et appel à l’action civique, et qui ne manquera pas de nourrir les débats à l’approche de l’élection présidentielle.