Depuis plusieurs jours, Bangui vit au rythme d’une énième pénurie de carburant, une situation devenue presque habituelle mais toujours aussi éprouvante pour la population. Les stations-service de la capitale affichent des files interminables de véhicules, parfois étirées sur plusieurs centaines de mètres. Chauffeurs de taxi, propriétaires de motos, transporteurs ou simples particuliers : tous patientent durant des heures sous un soleil ardent dans l’espoir de faire le plein.
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Cette crise énergétique, récurrente depuis plusieurs années, perturbe fortement la vie quotidienne mais aussi l’économie locale. Les taxi-motos augmentent leurs tarifs, les transports en commun se font rares, et de nombreux travailleurs se retrouvent en retard ou contraints de marcher de longues distances. Certains commerces tournent au ralenti, faute de livraison ou d’électricité produite par des groupes électrogènes devenus inutilisables sans carburant.
Dans les files d’attente, la frustration grandit. Beaucoup dénoncent un manque de communication autour des causes de cette pénurie et de la durée probable de la crise. D’autres y voient les conséquences d’une dépendance trop forte aux importations.
En attendant une normalisation de l’approvisionnement, les habitants de Bangui tentent tant bien que mal de s’adapter. Entre débrouille, hausse des prix et ralentissement de l’activité, la pénurie de carburant rappelle une fois de plus la fragilité énergétique du pays et l’urgence d’envisager des solutions durables pour éviter que ces épisodes ne se répètent.