Le Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre (MPAL) a réagi vendredi 31 Octobre 2025, au communiqué du Ministre d’État, Garde des Sceaux, chargé de la Justice, Dr Arnaud Djoubaye Abazène, publié après la plainte déposée à la Cour pénale internationale (CPI) par un groupe d’opposants regroupés sous le nom de « L’Association les Douze (12) Apôtres ».
Le MPAL, qui a tenu une séance d’analyse publique au stade de 20 000 places de Bangui, estime que cette affaire s’inscrit dans une stratégie politique visant à nuire à l’image de la République Centrafricaine et à fragiliser ses institutions.
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Une plainte jugée “politique et manipulatrice”
Selon le communiqué du Ministère de la Justice, les membres de ce groupe — composés d’anciens ministres, députés, cadres de l’administration, militaires déserteurs et exilés économiques vivant en Europe et aux États-Unis — sont loin d’être des défenseurs des droits humains.
Ils seraient, au contraire, impliqués dans des actions de déstabilisation et des campagnes d’incitation à la haine et à la violence.
Le ministre Abazène rappelle que ces individus, déjà cités dans plusieurs crises militaro-politiques, ont soutenu des mouvements rebelles tels que la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) ou la Coalition Militaire de Salut du Peuple et de Redressement (CMSPR).
Pour lui, leur plainte devant la CPI n’est rien d’autre qu’une manœuvre politique après l’échec de leurs tentatives armées et électorales.
Le MPAL dénonce une “guerre d’image” contre la RCA
Lors de la rencontre, les membres du MPAL ont salué la clarté du communiqué du ministre et dénoncé ce qu’ils qualifient de “guerre d’image orchestrée depuis l’extérieur”.
Selon eux, la plainte des “Douze Apôtres” repose sur des rapports biaisés, des coupures de presse orientées et des analyses tendancieuses provenant de certaines ONG étrangères, dont The Sentry, déjà condamnée en Centrafrique pour diffamation.
Le MPAL appelle la population à la vigilance :« Les ennemis de la paix veulent transformer leurs crimes en vertus. Ils veulent que le monde oublie leurs mains tachées de sang pour se faire passer en victimes », a déclaré un représentant du mouvement.
La justice centrafricaine reste compétente et souveraine
Le ministère de la Justice a réaffirmé la compétence des juridictions nationales, en particulier celle de la Cour Pénale Spéciale (CPS), pour juger les crimes graves commis sur le territoire.
Il a rappelé que la Cour Pénale Internationale elle-même a reconnu récemment cette compétence dans l’affaire Edmond Béina, marquant ainsi un tournant important dans la souveraineté judiciaire du pays.
Le MPAL salue cette position et réitère son soutien total à la justice centrafricaine. Pour le mouvement, il est impératif que les institutions nationales conservent leur rôle central dans la lutte contre l’impunité et la consolidation de la paix.
Un appel à la communauté internationale
Dans sa déclaration, le ministre Abazène a exhorté la communauté internationale et la CPI à faire preuve de discernement face à cette “cabale médiatique” qui, selon lui, vise davantage à semer le trouble qu’à rechercher la vérité.
Il a également rappelé que la RCA demeure un État partie au Statut de Rome et continue de coopérer pleinement avec la CPI dans le cadre de la lutte contre les crimes graves.
Le MPAL abonde dans le même sens, invitant les partenaires étrangers à soutenir la justice nationale plutôt qu’à servir de caisse de résonance aux fausses accusations.
Un message d’unité et de responsabilité
En conclusion, le Mouvement Panafricain pour une Afrique Libre appelle les citoyens centrafricains à rester unis, sereins et fiers de leurs institutions.
Il rappelle que la paix, la justice et la souveraineté nationale doivent rester au cœur de toutes les priorités.
« La République Centrafricaine ne doit pas être le théâtre de manipulations extérieures. Elle doit demeurer le symbole d’une Afrique debout, libre et responsable », a conclu le MPAL.