À un peu moins d’un mois du premier tour des élections présidentielles, législatives, régionales et municipales groupées, la République centrafricaine se trouve à un moment décisif pour sa démocratie. Dans ce contexte, l’Autorité Nationale des Élections (ANE) a tenu à rappeler avec fermeté que le respect des règles électorales n’est pas une option mais une obligation pour tous les candidats.
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Le Dr. Moroouba Mathias Barthélemy, président de l’ANE, a souligné, dans un communiqué rendu public le 3 décembre 2025, que certains candidats se livrent déjà à des campagnes électorales anticipées, en violation du Décret n°25.341 du 29 septembre 2025. Ce décret fixe les modalités de convocation du corps électoral et encadre strictement le calendrier des campagnes, du 13 au 26 décembre 2025. En rappelant les dispositions de l’article 50 alinéa 4 du code électoral, qui interdit toute propagande hors des périodes prévues, l’ANE met en garde contre les dérives qui pourraient fragiliser la légitimité du scrutin.
Cette mise au point, si elle peut sembler formelle, reflète une préoccupation profonde : la crédibilité d’une élection dépend autant de la transparence du processus que du comportement des acteurs politiques. Lorsque certains candidats anticipent la campagne ou ignorent les délais légaux, c’est l’équilibre du scrutin qui est mis en péril. Dans un contexte où la population aspire à des élections apaisées et justes, ces rappels ne sont pas de simples formalités administratives, mais des instruments pour protéger le droit des citoyens à choisir librement leurs représentants.
L’édition 2025 du calendrier électoral est d’autant plus sensible qu’elle regroupe plusieurs scrutins simultanément, complexifiant l’organisation et la communication auprès des électeurs. Le respect strict des règles de campagne constitue donc un garde-fou indispensable pour éviter les confusions, les tensions et les accusations de favoritisme. Il est également un signal fort envoyé à la communauté nationale et internationale : que la République centrafricaine entend conduire un scrutin transparent, équitable et respectueux des lois.
L’ANE rappelle enfin que le non-respect de ces dispositions entraînera des sanctions, conformément aux textes en vigueur. Au-delà des sanctions, c’est le principe fondamental de l’égalité entre candidats qui est en jeu, ainsi que la confiance des Centrafricains dans le processus démocratique. Chaque jour compte dans cette phase cruciale : il s’agit de garantir que, le jour du vote, chaque citoyen puisse exercer son droit dans un cadre serein, où la légalité prime sur l’opportunisme politique.
Ainsi, à quelques semaines du 28 décembre 2025, ce rappel de l’Autorité Nationale des Élections doit être entendu comme un appel à la responsabilité et à la discipline démocratique. Pour que les élections ne soient pas seulement une formalité, mais un moment de consolidation de la démocratie et de la confiance entre les citoyens et leurs institutions.