La République centrafricaine a marqué un tournant décisif dans son engagement en faveur d’un avenir plus sûr, en réaffirmant avec force son adhésion à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel. Cette position claire et résolue a été exprimée au cours de la 22ᵉ Réunion des États parties, qui s’est tenue à Genève du 1ᵉʳ au 5 décembre 2025. Cette rencontre internationale de haut niveau, réunissant États, experts et institutions spécialisées, constitue l’un des principaux espaces de réflexion et de décision consacrés à la lutte contre les mines, ces armes silencieuses qui continuent de menacer des milliers de vies à travers le monde.
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C’est au terme de ces cinq jours d’échanges que le Lieutenant-Colonel Ghazaka, Coordonnateur national de l’Autorité nationale de lutte antimines (ANLAM), nouvellement instituée, a porté la voix de la Centrafrique. Dans une déclaration empreinte de solennité, il a exprimé la reconnaissance du pays envers le Comité des Nations Unies de lutte antimines, soulignant la valeur inestimable de son soutien multiforme : appui technique, accompagnement institutionnel, formation spécialisée et partage d’expertise.
Le Lieutenant-Colonel a également partagé une vision ambitieuse et profondément humaniste, désormais inscrite au cœur de l’action nationale : édifier une Centrafrique où aucune mine n’aura jamais plus le pouvoir de briser un destin humain. Cette vision, qui dépasse le cadre technique du déminage, s’inscrit dans une dimension plus large — celle de la protection des civils, de la restauration de la confiance communautaire et de la reconstruction d’un espace national sécurisé, propice au développement.
La création de l’ANLAM marque une étape historique dans cette dynamique. En structurant et en renforçant la gouvernance nationale du secteur antimines, elle vient doter le pays d’un outil stratégique permettant d’orienter, de coordonner et de superviser l’ensemble des actions dédiées à la prévention, au déminage, à la sensibilisation et à la prise en charge des survivants. Cette institution, appelée à devenir un pilier de la sécurité humaine en Centrafrique, bénéficie d’ores et déjà de l’accompagnement constant des Nations Unies, qui saluent l’engagement sérieux et la participation active de la #RCA à cette 22ᵉ réunion.
L’Organisation des Nations Unies a réaffirmé son soutien à la mise en place opérationnelle de l’ANLAM, tout en s’engageant à accompagner le développement des capacités de déminage au sein des Forces armées. Ce partenariat vise à doter la Centrafrique de moyens techniques, logistiques et humains capables de répondre efficacement aux défis liés à la présence résiduelle de mines et d’engins explosifs, notamment dans les zones affectées par les crises successives.
Dans un contexte où la sécurité demeure un enjeu majeur pour la stabilité et la reconstruction nationale, la réaffirmation de cet engagement apparaît comme un signal fort. Elle témoigne d’une volonté politique claire : celle de protéger chaque citoyen, d’assainir durablement le territoire et de sécuriser les conditions d’une paix véritable. Plus largement, elle réaffirme la place de la Centrafrique dans le concert des nations qui travaillent, ensemble, à bâtir un monde où la menace des mines antipersonnel appartient définitivement au passé.
Par cette prise de position, la République centrafricaine affirme non seulement son attachement aux principes humanitaires universels, mais aussi sa détermination à progresser vers un avenir où chaque parcelle de terre redeviendra synonyme de vie, d’espoir et de liberté.