La tension monte à Bangui. L’ANE a réagi avec fermeté aux déclarations du Dr Alexis N’dui Yabela, qui a qualifié l’article 141 de « mal rédigé » et contraire au statut de la Fonction publique. Cette prise de position relance le débat sur la neutralité de l’administration publique et la transparence du processus électoral.
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Invité mardi sur Radio Ndeke Luka, le Dr Yabela a critiqué l’article 141, qui impose aux hauts fonctionnaires candidats de se mettre en disponibilité avant les élections. L’ANE juge cette interprétation « inacceptable » et rappelle que cette disposition constitue une garantie démocratique essentielle.
« L’article 141 vise à garantir l’égalité entre tous les candidats, en évitant que certains ne puissent tirer avantage de leur position administrative ou de l’appareil d’État », souligne l’Autorité électorale.
Cette mesure protège l’intégrité du scrutin et prévient toute confusion entre la fonction publique et la compétition politique, un principe que l’institution considère non négociable.
En qualifiant le texte de « mal rédigé », le directeur de cabinet du Premier ministre expose une fracture institutionnelle entre l’exécutif et l’organe électoral. À deux mois des élections générales de décembre 2025, la polémique met en lumière la fragilité de la confiance publique envers les institutions et la nécessité d’un cadre légal respecté par tous.
Pour certains analystes, cette controverse constitue un test démocratique : la capacité du gouvernement à respecter les règles qu’il a lui-même promulguées. Pour d’autres, elle traduit un bras de fer latent entre les ambitions politiques et l’indépendance des institutions.
Face à la polémique, l’ANE exhorte les responsables publics à respecter strictement le cadre légal et à éviter toute interprétation subjective du Code électoral.
« Le respect des lois électorales est une condition sine qua non pour des élections apaisées et crédibles », rappelle l’ANE, insistant sur la neutralité absolue de l’administration.
Cette passe d’armes entre le gouvernement et l’ANE illustre la fragilité d’un équilibre démocratique encore en construction. En défendant l’article 141, l’ANE envoie un message clair : aucune ambition politique ne doit primer sur la neutralité et la transparence du processus électoral.
Alors que le pays se prépare pour des scrutins décisifs, la bataille autour de l’article 141 rappelle une vérité essentielle : sans respect strict du cadre légal, il ne peut y avoir d’élections crédibles ni de démocratie durable.
Par Nerval