La Présidence de la République centrafricaine a adressé une réponse officielle au député suite à sa correspondance datée du 14 octobre 2025, dans laquelle il mettait en cause la légalité de la candidature du Président Faustin-Archange Touadéra à la prochaine élection présidentielle.
/image%2F7169744%2F20251016%2Fob_4b17e1_presic.jpg)
Dans sa lettre, signée par le secrétaire général de la Présidence, Obed Namsio, l’institution rappelle que le Président, Chef de l’État, a pris connaissance de la correspondance devenue virale sur les réseaux sociaux et a confié à ses services le soin de répondre.
La Présidence souligne que le ton de la lettre du député, ainsi que ses attaques personnelles envers le Chef de l’État et ses collaborateurs, sont « polémiques, menaçantes et contraires à l’esprit de dialogue républicain ». L’institution insiste sur le fait que ces propos ne contribuent en aucun cas à un climat de sérénité dans la vie politique nationale.
Sur le fond du dossier, la Présidence rappelle que la question de la candidature relève des compétences exclusives du Conseil constitutionnel et des autorités compétentes conformément à la Constitution et aux lois en vigueur. Elle précise que le Président de la République n’a aucun pouvoir constitutionnel pour déclarer un candidat éligible ou inéligible.
« Seul le Conseil constitutionnel, dont les membres jouissent d’une réputation professionnelle établie et d’une intégrité incontestable, est compétent pour se prononcer sur la régularité des candidatures », souligne la lettre.
La correspondance rappelle également que les questions liées à la nationalité centrafricaine et à la situation administrative du député relèvent de l’examen des autorités compétentes, notamment le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de la Justice et les juridictions compétentes, en stricte conformité avec la loi.
La Présidence insiste sur la nécessité de maintenir un débat politique respectueux, fondé sur la courtoisie et la responsabilité. Elle condamne les excès verbaux et les attaques personnelles susceptibles de nuire à la cohésion nationale et à l’image du pays.
La lettre conclut en exhortant le député à ne pas céder à la colère et à respecter les institutions, tout en rappelant le droit de la Présidence de recourir aux moyens légaux pour protéger le Chef de l’État contre toute offense.
Cettte réaction officielle vient mettre un terme à la polémique née de la correspondance du député et rappelle que la régularité des candidatures à la présidentielle de décembre 2025 sera tranchée par le cadre constitutionnel en vigueur. La Présidence de la République réaffirme ainsi son attachement à la légalité, à la transparence et à la sérénité du processus électoral.
Par Nerval